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La stratégie Sud-Sud du Maroc sur le continent africain
18/10/2006

Une politique d ‘engagement de la part du Maroc en vue d’éradiquer l’analphabétisme et l’ignorance sur le Continent Noir, facteurs de déstabilisation, de sous-développement

En plaçant le capital humain au coeur de sa stratégie de partenariat en faveur d’un développement économique et social durable et qui constitue l’instrument de mise en oeuvre des programmes de coopération Sud-Sud du Royaume, notamment avec les pays africains, l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI) sort des sen tiers battus pour hisser encore plus haut cette relation séculaire que le Maroc cimente d’année en année. Cette démarche est le fruit d’une amitié fraternelle qui s’affirme aujourd’hui dans tous les domaines. Qu’il s’agisse du politique, de l’économie, de l’éducation et de la formation ou encore des arts. Pour ce qui est de la coopération diplomatique, Rabat ne s’est jamais départi de son rôle moteur dans la consolidation de la pai,ç de la sécurité et du respect de l’intégrité territoriale des Etats. D’ailleurs, le succès que le Maroc glane aujourd’hui concernant ses provinces sahariennes, au grand dam des détracteurs de sa souveraine té nationale, en est la parfaite illustration de cette vision moderniste et progressiste du Royaume chérifien, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi MohammedVl. Dans ce contexte, l’institution dirigée par M. Abdelkader El Ansari, (entendez AMCI), entouré d’un staff dévoué à la cause nationale et soucieux du partenariat entre le Maroc et le reste des pays du continent, devient incontestablement un maillon incontournable dans cette politique d’ouverture du Royaume.

En effet, c’est à l’Agence, en parfaite symbiose avec la division de la coopération dû département de la recherche scientifique, relevant du MEN, qu’incombent la formation et l’éducation des futurs cadres africains. Lesquels bénéficient, au cours de leur cursus universitaire, d’un encadrement adéquat tant sur le plan financier (octroi de bourse) que sur le plan hébergement (la Cité internationale en l’occurrence). Et chaque année, la communauté estudiantine étrangère au Maroc, tout comme certaines représentations diplomatiques à Rabat, suit avec intérêt les inscriptions dans les grandes écoles et facultés marocaines. Une opération qui a connu une touche de fraîcheur en raison des changements qualitatifs intervenus à l’AMCI par la mise en valeur des compétences internes. L’année200 failli à la règle puisque, après un mois de la reprise des classes, des centaines de nouveaux inscrits ont pu bénéficier ainsi de cette nouvelle situation. Une politique d’engagement de la part du Maroc en vue d’éradiquer l’analphabétisme et l’ignorance sur le Continent Noir facteurs de déstabilisation, de sous-développement, dotant ainsi les pays africains d’une jeunesse bien outillée pouvant affronter les défis du développement de demain.

Ce choix, le Maroc ne l’a pas commencé aujourd’hui. Juste I pour la rentrée de l’année académique 2003-2004, près de 7.000 étudiants étrangers, pro venant d’une soixantaine de pays et dont 80 % sont originaires de pays d’Afrique subsaharienne, ont pu accéder au savoir valorisé au Maroc. Ils ont été inscrits dans les établissements publics marocains d’enseignement universitaire, technique et professionnel dans 17 villes du pays. Plus de 5_500 parmi ces étudiants ont été boursiers de l’Agence marocaine de coopération internationale. Ce chiffre est en nette augmentation et l’on d s’attend à un nouveau seuil c pour la rentrée 2006-2007.
Ce travail, qui se fait à la chaîne, impliquant le département s de la recherche scientifique,
via sa division coopération où d un effort considérable est déployé par les cadres accomplis de ce service, est considéré par les observateurs comme e jouant un rôle tampon pour lutter efficacement contre l’immigration clandestine.

Car il s’est avéré que la majorité des candidats à la migration illégale est composée de jeunes n’ayant pas accédé à la formation supérieure. Donc, en encourageant les étudiants africains à parfaire leur formation dans ses écoles, le Maroc opte pour une solution pérenne dans la lutte contre ce fléau, avec son lot de morts chaque jour. Indéniablement, c’est sur ce plan que M. Ansari et son équipe, ainsi que ses partenaires, sont invités à mobiliser les énergies possibles pour donner la chance à ces bacheliers africains qui n’ont d’autres rêves que d’étudier.

Du côté des demandeurs d’inscription, l’espoir est permis dans le cadre de l’initiative nationale pour le développement humain (INDH), un chantier de règne dans lequel le Souverain, l’ensemble du gouvernement, ainsi que les autorités locales ne cessent de s ‘investir.

Le Matin

 

 

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