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SM le
Roi
Mohammed
VI a
prononcé
un
important
discours
à
l'ouverture,
vendredi,
de la
première
session
de la
première
année
législative
de la
huitième
législature.
12/10/07
"Louange
à Dieu.
Prière
et salut
sur le
Prophète,
Sa
famille
et Ses
compagnons.
CMesdames
et
Messieurs
les
honorables
parlementaires.
Nous
procédons,
avec
l'aide
de Dieu,
à
l'ouverture
de la
huitième
législature
dont le
caractère
novateur
Nous
paraît
résider
non
seulement
dans le
fait que
la
chambre
des
représentants
a été
élue en
toute
liberté
et en
totale
transparence.
La
nouveauté
tient de
surcroît
au fond
et à
l'essence
même de
cette
législature,
car Nous
attendons
de voir
se
poursuivre,
au cours
de cette
période,
les
changements
engagés
tant au
niveau
des
méthodes
que des
programmes
de
l'action
parlementaire
et
gouvernementale.
Nous
entendons,
à
travers
ce
processus,
conforter
la
réconciliation
du
citoyen
avec les
conseils
élus, en
les
érigeant
en un
puissant
levier
pour le
développement
et la
démocratie.
Nous
tenons à
féliciter
les
membres
de votre
honorable
Assemblée,
et à
assurer
de Notre
estime
les
partis
politiques
responsables,
motivés
et, à
travers
eux, les
citoyens.
L'implication
de
ceux-ci,
dans un
esprit
empreint
de
citoyenneté,
de
concurrence
loyale
et de
confiance,
dans
notre
parcours
politique
avancé,
ne se
limite
pas au
seul
jour du
scrutin.
Elle
devrait,
plutôt,
traduire
l'aboutissement
d'une
mobilisation
permanente
et du
processus
de
réhabilitation
de
l'action
politique
militante.
Tout
cela
reste,
cependant,
tributaire
de la
volonté
de
rompre
avec
l'indigence,
tant au
plan
politique
qu'au
niveau
de la
réalité
concrète.
Car, en
effet,
la
politique,
au sens
noble du
terme,
ne se
réduit
pas à
une
simple
campagne
électorale,
pas plus
qu'elle
ne se
résume à
un banal
spot
publicitaire.
La
politique
est,
plutôt,
l'art du
possible
entre
les
besoins
et les
moyens.
Elle
requiert
la
sensibilisation
permanente
du
peuple
et exige
que
soient
engagées
sur le
terrain
des
actions
de
développement
permettant
de
trouver
des
solutions
concrètes
à la
difficile
équation
de toute
politique.
En
effet,
la
différence
entre la
réalité
et
l'espoir,
c'est le
travail,
puis le
travail
et
toujours
le
travail,
auquel
Dieu a
accordé
la
prééminence
sur
l'acte
de
dévotion
lui-même.
De même,
la
représentation
de la
nation
n'est ni
un
privilège,
ni une
rente de
position,
et
encore
moins un
gage
d'immunité
pour
préserver
des
intérêts
personnels.
Elle
signifie,
au
contraire,
une
charge
considérable
à
assumer,
et
implique
l'engagement
sans
faille
d'oeuvrer
pour
l'intérêt
général.
Telle
est la
voie à
suivre
pour
assurer
l'adhésion
de tous
à
l'oeuvre
de
construction
démocratique
et de
développement,
dont
Nous
tenons à
élargir
la
portée
et le
champ
d'application,
de sorte
qu'elle
englobe
toutes
les
forces
vives de
la
nation,
dont, et
au
premier
chef,
Notre
chère
communauté
résidant
à
l'étranger.
Nous
allons,
en
effet,
poursuivre
ce
processus
évolutif
et
graduel,
pour
consolider
l'intégration
de cette
communauté
dans la
vie
nationale,
en
posant,
à cet
effet,
les
premiers
jalons
pour la
mise en
place du
Conseil
Supérieur
y
afférent.
Il faut
tirer
les
enseignements
qui
s'imposent
en la
matière
et,
surtout,
veiller
à ce
qu'il en
soit
dûment
tenu
compte
lors des
prochaines
échéances
électorales
locales
et
régionales.
Il est
donc
impératif
de s'y
préparer
convenablement,
non pas
en se
livrant
à des
joutes
oratoires
démagogiques
et à des
calculs
étriqués,
mais en
veillant
plutôt,
à une
mise à
niveau
globale
de tous
les
acteurs,
les
institutions
et
autres
formations,
et plus
particulièrement
les
partis
politiques.
En
effet,
et
au-delà
de leur
adaptation
formelle
à leur
cadre
juridique,
ces
structures
doivent
se
mettre
en phase
et en
synergie
avec les
évolutions
et les
mutations
qui
s'opèrent
dans la
société
marocaine.
Ceci
implique
pour
tous un
devoir
de
proximité
permanente
à
l'égard
du
citoyen,
et
l'obligation
pour
chacun
d'être
constamment
à
l'écoute
de ses
préoccupations,
et
d'éviter
de
succomber
aux
chants
des
sirènes
et aux
promesses
mystificatrices
qui
travestissent
les
valeurs
de la
religion
et de la
citoyenneté.
En
définitive,
Notre
ultime
dessein,
c'est la
mise à
niveau
de tous
les
acteurs
concernés.
Ceci,
dans la
perspective
de la
réforme
institutionnelle
globale
en vue
de
conforter,
par les
règles
de bonne
gouvernance,
l'évolution
démocratique
et le
processus
de
développement
en
cours,
et ce,
dans le
respect
des
valeurs
et des
constantes
sacrées
de la
nation.
Il
appartient
donc à
chacun
de
s'employer
à
réaliser
ce qui
importe
le plus
pour le
citoyen,
à
savoir,
tout
simplement,
son
aspiration
à une
vie
libre et
digne,
dans un
cadre
dont les
principaux
atouts
sont :
une
patrie
unifiée,
la
sécurité
et la
stabilité,
un
enseignement
de
qualité,
une
éducation
judicieuse,
un
travail
productif,
une
économie
compétitive,
un
logement
décent,
une
couverture
médicale
fiable,
une
administration
efficiente
et
intègre,
une
Justice
équitable
et
indépendante,
une
dignité
assurée
et une
citoyenneté
pleine
et
entière,
avec ses
droits
et ses
obligations.
Pour
satisfaire
ces
revendications
populaires
qui ont
été
l'objet
de la
compétition
électorale,
il
importe
d'orienter
les
actions
gouvernementale
et
parlementaire,
en les
ventilant
en trois
volets
fondamentaux
: une
cause
vitale,
des
attributs
d'un
Etat et
des
priorités
pressantes.
La
préservation
de
l'unanimité
autour
de notre
intégrité
territoriale
constitue,
en
effet,
la
première
des
causes
vitales
de la
patrie
et de la
nation ,
d'où la
nécessité
de
poursuivre
les
efforts
pour
mobiliser
davantage
de
soutien
en
faveur
de
l'initiative
audacieuse
et
crédible
que Nous
avons
lancée
au sujet
de
l'autonomie,
dans
l'espoir
de
parvenir
à un
règlement
international
définitif
du
contentieux
artificiel
suscité
au sujet
de la
marocanité
de notre
Sahara.
Le
deuxième
volet
prévoit
la
consolidation
des
piliers
sur
lesquels
repose
un Etat
fort, en
l'occurrence
la
primauté
de la
loi, la
préservation
de
l'identité
nationale
authentique
mais
ouverte
sur son
époque,
ainsi
que la
consolidation
de la
sécurité
et de la
stabilité
et la
nécessité
de se
prémunir
contre
les
velléités
de
radicalisme
et
d'extrémisme,
et les
risques
de
terrorisme.
Quant au
troisième
impératif,
il
induit
la
nécessité
de se
focaliser
sur
trois
priorités
pressantes.
Il
s'agit,
tout
d'abord,
de la
poursuite
des
réformes,
de la
consolidation
des
acquis
politiques
et des
droits
de
l'homme,
des
grands
projets
structurants,
de
l'administration
territoriale,
du
tourisme
et de
l'habitat,
ainsi
que des
équilibres
macro-économiques,
la
productivité
et la
compétitivité,
la
modernisation
des
secteurs
publics,
l'incitation
à
l'initiative
privée
et
l'encouragement
qui doit
être
apporté
à
l'entreprise
productive
et au
secteur
privé.
Parallèlement
à ces
actions,
il
faudra
donner
une
forte
impulsion
à
certains
secteurs
d'activité,
pour les
rendre
plus
performants.
Il
importe,
en
premier
lieu, de
gagner
le pari
vital de
la
réforme,
en
profondeur,
de
l'éducation
et de la
formation,
réforme
dont
dépend
l'avenir
des
générations
présentes
et à
venir.
A cet
égard,
Nous
appelons
le
prochain
gouvernement
à
s'atteler
sans
tarder à
la mise
en place
d'un
plan
d'urgence
pour
consolider
ce qui a
été
réalisé,
et
procéder
aux
réajustements
qui
s'imposent,
en
veillant
à une
application
optimale
des
dispositions
de la
Charte
nationale
d'Education
et de
Formation.
Il faut
aussi, à
cet
égard,
apporter
des
solutions
courageuses
et
efficientes
aux
difficultés
réelles
qui
pénalisent
ce
secteur
vital et
ce, en
concertation
et en
coordination
avec
l'institution
constitutionnelle
représentative
en la
matière,
à savoir
le
Conseil
Supérieur
de
l'Enseignement.
Il est
également
nécessaire
de
veiller
à
l'ancrage
des
règles
de bonne
gouvernance,
à
travers
notamment
la
réforme
administrative
nécessaire
et la
mise
niveau
et la
modernisation
de
l'économie,
pour
endiguer
le
chômage
et créer
de
l'emploi.
Parallèlement,
et afin
de
combattre
la
pauvreté,
l'exclusion
et la
marginalisation,
il faut
poursuivre
l'effort
de
mobilisation
autour
de Notre
Initiative
Nationale
pour le
Développement
Humain.
Il n'en
reste
pas
moins
que la
mise en
oeuvre
optimale
de ces
chantiers
de
développement
passe
nécessairement
par la
régionalisation
avancée
et la
déconcentration
administrative,
lesquelles
représentent,
pensons-Nous,
l'épine
dorsale
d'un
Etat
moderne.
Une
telle
entreprise
ne peut
être
complète
sans la
réforme,
la
modernisation
et la
mise à
niveau
de la
Justice,
l'objectif
étant de
consolider
l'indépendance
de
celle-ci,
la
sécurité
judiciaire
et la
primauté
de la
loi,
outre le
renforcement
du
processus
de
développement.
A cet
égard,
Nous
sommes
fermement
attaché
à la
préparation,
fondée
sur de
larges
concertations
et des
apports
spécialisés,
d'une
charte
nationale
adéquate,
permettant
d'introduire
des
changements
profonds
et
exhaustifs
dans le
domaine
de la
Justice.
De même,
et comme
Nous
l'avons
déjà
affirmé,
il
faudra
prévoir,
parmi
les
nouvelles
priorités,
l'adoption
d'une
nouvelle
politique
agricole,
énergétique
et
hydraulique,
ainsi
que
l'élaboration
d'un
plan
pour le
développement
territorial
urbain
et
rural.
Il est
évident
que le
succès
de toute
politique
ou
réforme
demeure
tributaire
de
l'adhésion
du
citoyen,
qui doit
s'investir
dans
tous les
secteurs
de la
vie
publique.
Mesdames
et
Messieurs
les
honorables
parlementaires.
Nous
venons
donc de
rappeler
les
enjeux
de cette
législature,
assumant
ainsi la
mission
suprême
qui est
la
Nôtre,
et
compte
tenu de
nos
déplacements
pour
Nous
enquérir,
sur le
terrain,
de la
situation
de notre
vaillant
peuple,
dans
toutes
ses
composantes,
à
travers
les
différentes
régions
du
Royaume.
Eu égard
à la
mission
qui Nous
échoit,
de
veiller
au bon
fonctionnement
des
institutions
constitutionnelles,
Nous
nous
faisons
un
devoir
de
rappeler
avec
force
que Nous
sommes,
certes,
attaché
à la
formation
d'un
gouvernement
ramassé
et
homogène,
soutenu
par une
majorité
parlementaire,
et
interpellé
par une
opposition
constructive.
Mais,
Nous
voulons,
au même
titre,
un
parlement
plus
efficace
qui
exerce,
avec
l'efficience
voulue,
toutes
les
compétences
qui lui
sont
dévolues
en
matière
de
législation,
de
contrôle
et de
représentation,
donnant
ainsi
l'exemple
aux
autres
institutions
constitutionnelles,
en leur
montrant
comment
elles
peuvent,
elles
aussi,
assumer,
dans
leur
plénitude,
les
attributions
qui sont
les
leurs.
Car, en
effet,
rien ne
saurait
s'y
opposer,
si ce
n'est
les
limites
qu'imposent
la
Constitution,
la
séparation
des
pouvoirs,
et
l'équilibre
entre
eux,
ainsi
que la
coopération
qui doit
exister
entre
ces
pouvoirs,
et que
Nous
veillons
à voir
raffermie
et
consolidée.
Ce
parlement
devra
également
contribuer
à
conforter
le
rayonnement
international
du
Maroc,
en
gardant
à
l'esprit
les
prochaines
échéances,
et
notamment
l'entrée
en
vigueur
des
accords
de libre
échange,
ainsi
que la
nécessité
de
relever
les
défis de
la
mondialisation,
dans le
cadre
d'une
diplomatie
parlementaire
menée
avec
professionnalisme.
Il
s'agit
donc
d'un
parlement
qui
achève
de
réconcilier
définitivement
tous les
citoyens
avec les
conseils
élus. Il
est donc
impératif
de
rompre
avec
certaines
pratiques
et des
comportements
rédhibitoires,
qui sont
attentatoires
à
l'image
de
l'institution
législative
et à la
crédibilité
de
l'action
parlementaire
et
politique.
Il
faudrait
s'employer,
par
ailleurs,
à éviter
toute
confusion
dans les
rôles,
en
distinguant
entre ce
qui est
national,
relevant
de la
compétence
spécifique
du
parlement,
et ce
qui est
local,
en
termes
d'attributions
dévolues
aux
collectivités
territoriales.
Voilà
pourquoi
Je
veille à
ce que
le
Parlement
reste au
sommet
de
l'édifice
démocratique,
en se
penchant
sur les
politiques
et
causes
nationales
majeures,
aussi
bien
internes
qu'externes.
Dans la
mesure
où l'on
ne peut
concevoir
une vie
politique
normale,
ni une
action
gouvernementale
efficiente
sans une
opposition
constructive
et
responsable,
il
importe
d'écouter
les
idées
avancées
par
celle-ci,
tant
qu'elles
sont
judicieuses
et
vouées
au
service
et à
l'intérêt
de la
nation,
au même
titre
que
celles
de la
majorité.
En fait,
la vraie
antinomie
que nous
nous
devons
d'affronter,
est
celle
entre
démocratie
et
despotisme,
entre
progrès
et
sous-développement,
entre
travail
volontariste
et
esprit
d'assistanat,
entre
ouverture
et repli
sur soi.
Dans le
même
ordre
d'idées,
et ainsi
que Je
l'ai
déjà
souligné
du haut
de cette
tribune,
Je vous
invite
instamment
à
veiller
à la
coordination
et la
coopération
entre
les deux
Chambres,
dans un
sens
permettant
la
rationalisation
du
travail
de ces
deux
instances.
En
effet,
loin
d'être
deux
parlements
distincts,
ces
organes
forment
un seul
et
unique
parlement,
où les
rôles se
conjuguent
et se
complètent.
Le Maroc
a
franchi
plusieurs
étapes
dans son
parcours
politique
déjà
bien
avancé
et a pu
surmonter
tant de
crises
et
d'écueils,
grâce à
la ferme
direction
que Nous
lui
assurons,
et à la
démarche
que Nous
suivons
dans
l'exercice
du
pouvoir.
Ce
succès,
nous le
devons
aussi
aux
efforts
et aux
sacrifices
consentis
par tous
les
Marocains,
qui se
sont
investis
dans les
chantiers
de
développement
que Nous
avons
lancés.
Notre
arme
invincible
dans
cette
ambitieuse
entreprise
réside
dans
notre
choix
démocratique
irréversible.
Je
reste,
ainsi
que vous
M'avez
toujours
connu,
le
Premier
Serviteur
du
vaillant
peuple
marocain,
fidèle
protecteur
des
constantes
et des
valeurs
sacrées
de la
nation.
J'entends
également,
en vertu
du pacte
sacré de
la Beï'a
(allégeance),
continuer
à
M'enquérir,
in situ,
de la
réalisation
des
grandes
réformes
structurantes
engagées
dans le
pays.
Dans la
ferveur
spirituelle
qui
règne en
ce mois
béni de
Ramadan,
J'implore
le
Très-Haut
de vous
prêter
assistance
et de
vous
guider
sur la
voie de
la vertu
et de
l'intérêt
général,
en
assumant
les
hautes
responsabilités
dont
vous
avez la
charge.
Nous
vous
adressons
ainsi
qu'à
Notre
peuple
fidèle,
Nos
voeux de
bonne
fête de
l'Aïd.
Fasse
Dieu
qu'en
célébrant
ensemble,
encore
et
encore,
cet
heureux
événement,
Nous
puissions
remplir
pleinement
Notre
mission
et nos
engagements.
Rappelle
(leur) !
Tu n'es
que
celui
qui
rappelle,
et tu
n'as pas
de
maîtrise
sur eux.
Véridique
est la
parole
de Dieu.
Wassalamou
alaikoum
warahmatollahi
wabarkatouh".
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