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"Louange
à Dieu.
Paix et
salut
sur le
Prophète.
Sa
famille
et Ses
compagnons.
Cher
peuple.
Ainsi
que tu
le sais,
depuis
que j'ai
assumé
la
charge
suprême
d'assurer
la
conduite
de la
nation,
J'ai
toujours
été
attentif
à tes
préoccupations,
soucieux
de
répondre
à tes
aspirations,
veillant
constamment
à
t'associer
à la
recherche
des
solutions
appropriées
pour
relever
les
grands
défis
qui se
posent à
notre
nation,
dans un
esprit
empreint
d'espérance,
de
volontarisme
et
d'engagement.
C'est
dans ce
même
esprit,
et après
une
réflexion
qui a
mûri au
fil des
déplacements
et des
visites
que J'ai
effectués
à
travers
les
différentes
régions
du
Royaume
pour
M'enquérir
de ta
situation,
que J'ai
décidé
de
t'entretenir,
aujourd'hui,
d'une
question
qui se
trouve
au c ur
de notre
projet
de
société,
une
question
qui
préoccupe
et
interpelle
instamment
la
nation
dans son
ensemble
:
institutions,
acteurs
politiques,
syndicaux
et
économiques,
société
civile,
et plus
encore,
familles
et
l'ensemble
des
citoyens.
Nous
entendons
par là
la
problématique
sociale,
qui
constitue,
pensons-Nous,
le défi
majeur à
relever
pour la
concrétisation
de notre
projet
de
société
et de
développement.
En
effet,
Nous
avons
décidé,
avec
l'aide
de Dieu,
de Nous
y
atteler
en
lançant
une
nouvelle
initiative
qui se
veut
novatrice
et
ambitieuse,
à savoir
:
"l'Initiative
Nationale
pour le
Développement
Humain".
Cette
initiative
s'inscrit
dans la
vision
d'ensemble
qui
constitue
la
matrice
de notre
projet
sociétal,
modèle
bâti sur
les
principes
de
démocratie
politique,
d'efficacité
économique,
de
cohésion
sociale
et de
travail,
mais
aussi
sur la
possibilité
donnée à
tout un
chacun
de
s'épanouir
en
déployant
pleinement
ses
potentialités
et ses
aptitudes.
C'est
dans
cette
vision
équilibrée
et
portée
vers
l'avenir,
que
s'inscrivent,
du
reste,
les
réformes
fondamentales
et les
projets
structurants
que Nous
avons
engagés,
ainsi
que les
progrès
et les
acquis
aujourd'hui
engrangés,
notamment
dans les
domaines
de la
consolidation
de l'Etat
de
droit,
de
l'élargissement
de
l'espace
des
libertés,
de la
promotion
des
droits
de la
femme,
de
l'enfance
et des
catégories
sociales
démunies
et
fragiles.
Nous
avons
franchi
des
étapes
importantes
dans le
processus
de
construction
d'une
économie
moderne
et
performante,
à
travers
les
multiples
projets
d'infrastructure
et de
mise à
niveau
de
l'appareil
productif
national,
et les
divers
dispositifs
de
promotion
de
l'investissement
et de
l'initiative
privée,
ainsi
qu'à
travers
les
politiques
sectorielles
et les
programmes
de
développement
régional,
lancés
récemment
par Nos
soins
dans les
régions
de
l'Oriental
et de
Souss-Massa-Daraâ,
pour
étayer
les
réalisations
accomplies
depuis
quelques
années
déjà
dans les
Régions
du Sud
et du
Nord du
Royaume.
Nous
avons
également
veillé à
la
disponibilité
des
moyens
et des
mécanismes
à même
d'impulser
le
processus
de
développement
-
notamment
le Fonds
Hassan
II pour
le
développement
économique
et
social-
et
d'accélérer
la
réalisation
des
programmes
nationaux
d'adduction
d'eau
potable,
d'électrification
intégrale
du monde
rural et
de son
désenclavement.
Cher
peuple.
L'initiative
que Nous
lançons
aujourd'hui
est une
autre
pierre
qui
vient
conforter
cet
édifice.
Elle
part
ainsi de
quatre
points
de
repère
principaux,
qui en
constituent
le
bien-fondé
et la
philosophie
d'action.
Elle
part,
d'abord,
des
données
objectives
qui
constituent
les
termes
de la
problématique
sociale
au
Maroc.
Des
données
qui
montrent
que de
larges
franges
de la
population
marocaine
et des
zones
entières
du
territoire
national
vivent
dans des
conditions
difficiles
et
parfois
dans une
situation
de
pauvreté
et de
marginalisation,
qui est
incompatible
avec les
conditions
d'une
vie
digne et
décente
que Nous
souhaitons
pour Nos
citoyens.
En
effet,
de
nombreux
quartiers
et
bidonvilles,
urbains
ou
périurbains,
et
plusieurs
communes,
situées
pour
leur
grande
majorité
en
milieu
rural,
connaissent
des
situations
difficiles
marquées
par
l'insuffisance
des
accès
aux
équipements
et
services
sociaux
de base,
offrant
ainsi
des
terreaux
propices
à
l'aggravation
des
problèmes
d'analphabétisme,
de
chômage
et
d'exclusion,
ou de
déscolarisation,
et
pâtissant
des
faibles
opportunités
d'emploi
et
d'activités
rémunératrices.
Une
telle
situation
est,
certes,
inacceptable.
Mais, se
contenter
d'en
établir
le
diagnostic
n'est
guère
suffisant
et n'a
réellement
d'utilité
que s'il
se
conjugue
à une
action
sérieuse
et
porteuse
d'améliorations
concrètes.
La
vérité
du
diagnostic
social
devra,
ainsi,
être
appréciée
à l'aune
de la
noblesse
de Notre
motivation
et de la
grandeur
de Notre
ambition
pour le
progrès
social.
Aussi,
toute
exploitation
de la
misère
sociale
à des
fins
politiciennes
ou pour
nourrir
des
velléités
extrémistes
ou
encore
pour
cultiver
un
sentiment
de
pessimisme,
de
défaitisme
et de
désespoir,
relève-t-elle
de la
pure
malhonnêteté
et de la
mystification
et ne
saurait
être
moralement
acceptée.
Notre
Initiative
procède,
en
second
lieu,
d'une
conviction
selon
laquelle
la mise
à niveau
sociale,
tâche
par
ailleurs
complexe
et de
longue
haleine,
ne peut
relever
de
l'assistance
ponctuelle
ou de
l'action
caritative
spontanée
ou
encore
d'un
devoir
éthique
ou d'un
acquit
de
conscience.
Tout en
veillant
à ce que
chacun
demeure
constamment
imprégné
de ces
vertus
et de
leurs
bienfaits
louables,
Nous
estimons
que le
développement
efficace
et
durable
ne peut
se
concrétiser
que par
le biais
de
politiques
publiques
intégrées,
s'inscrivant
dans le
cadre
d'une
entreprise
cohérente,
d'un
projet
global
et d'une
forte
mobilisation
tous
azimuts,
où les
dimensions
politique,
sociale,
économique,
éducationnelle,
culturelle
et
écologique,
se
conjuguent
et se
complètent.
Aussi,
en
veillant
à la
concrétisation
de ce
projet,
Notre
ultime
dessein
est-il
d'élargir
le
cercle
des
opportunités
et les
espaces
de choix
qui
s'offrent
à
l'homme
et à la
femme
marocains.
Toutefois,
cela ne
saurait
être
possible
que par
un
effort
d'éradication
de la
pauvreté
et des
dénuements
qui
limitent
les
potentialités
du
citoyen
marocain
et
empêchent
sa
pleine
participation
à la vie
sociale
et
économique.
Si le
niveau
de
croissance
économique
est
insuffisant
et
inéquitable
dans la
mesure
où ses
dividendes
ne
profitent
pas à
l'ensemble
des
populations
et des
régions
du pays,
d'autant
que
certaines
continuent
à pâtir
de la
marginalisation
et de la
dégradation
des
conditions
de vie,
il
importe
de
noter,
en même
temps,
que
l'inclusion
souhaitée
ne
saurait
être
considérée,
selon
une
vision
simpliste
et
étriquée,
comme un
fardeau
qui pèse
sur la
croissance,
dès lors
qu'elle
en est à
la fois
la
condition
et le
catalyseur.
Le
troisième
point de
repère
de
l'Initiative
est lié
au choix
de
l'ouverture
sur le
monde,
choix
que Nous
avons
fait et
que Nous
assumons.
Le monde
ne
cesse,
en
effet,
de
changer
autour
de nous,
et de
nous
imposer
davantage
de défis
et de
vulnérabilités
qui
fragilisent
nos
liens
sociaux
et
territoriaux
et
véhiculent
des
standards
de
consommation,
des
modes de
vie et
des
schémas
de
pensée
envahissants,
que nous
ne
pouvons
ni
éviter
ni
ignorer.
Aussi,
immuniser
nos
acquis
vis-à-vis
des
retombées
de
l'ouverture,
tout en
tirant
profit
des
nombreuses
opportunités
qu'elle
offre,
ne
peut-il
être
qu'une
entreprise
collective
mobilisatrice.
C'est
pourquoi
tous les
Marocains
sont
appelés
à y
prendre
part, au
lieu de
se
confiner
dans une
posture
conduisant
tout
droit à
l'impasse
ou
dictant
le
recours
à des
solutions
individualistes,
contraires
aux
exigences
de
l'intérêt
supérieur
de la
nation.
L'Initiative
part, en
quatrième
et
dernier
lieu,
des
leçons
tirées
de nos
expériences
passées
et des
modèles
ayant
fait
leurs
preuves
dans
certains
pays, en
matière
de lutte
contre
la
pauvreté
et
l'exclusion.
Ces
expériences
montrent
que ce
défi ne
saurait
être
relevé
que par
une
définition
rigoureuse
des
objectifs
et une
mobilisation
générale
en vue
de leur
réalisation.
Elles
renseignent,
en
outre,
sur la
limite
des
approches
de
développement
strictement
sectorielles,
isolées
et non
intégrées,
et sur
les
dysfonctionnements
que
génère
la
grande
dispersion
des
efforts,
des
ressources
et des
intervenants.
En
revanche,
ces
expériences
attestent
de la
pertinence
des
politiques
de
ciblage
des
zones et
des
catégories
les plus
démunies,
autant
que de
l'importance
d'une
participation
des
populations
pour une
meilleure
appropriation
et
viabilité
des
projets
et des
interventions,
ainsi
que des
vertus
des
approches
contractuelles
et
partenariales,
outre le
dynamisme
du tissu
associatif
et des
acteurs
du
développement
local et
de
proximité.
Partant
de ces
atouts,
de ces
référentiels
et des
enseignements
tirés
des
expériences
passées,
l'Initiative
que Nous
lançons
aujourd'hui
doit se
décliner
sous le
signe de
la
citoyenneté
réelle
et
agissante,
et
procéder
d'une
démarche
résolument
novatrice
et d'une
méthodologie
d'action
qui
allie
ambition,
réalisme
et
efficacité,
et se
traduise
par des
programmes
pratiques,
bien
définis
et
intégrés.
Trois
axes
principaux
lui ont
ainsi
été
fixés :.
Premièrement,
s'attaquer
au
déficit
social
dont
pâtissent
les
quartiers
urbains
pauvres
et les
communes
rurales
les plus
démunies,
et ce
par
l'élargissement
de
l'accès
aux
équipements
et
services
sociaux
de base,
tels que
la santé
et
l'éducation,
l'alphabétisation,
l'eau,
l'électricité,
l'habitat
salubre,
l'assainissement,
le
réseau
routier,
les
mosquées,
les
maisons
de
jeunes
et les
infrastructures
culturelles
et
sportives.
Deuxièmement,
promouvoir
les
activités
génératrices
de
revenus
stables
et
d'emplois,
tout en
adoptant
une
action
plus
imaginative
et plus
résolue
en
direction
du
secteur
informel.
A cet
égard,
Nous
appelons
aussi
bien le
gouvernement
que les
différents
partenaires
à faire
des
prochaines
assises
nationales
sur
l'emploi
une
occasion
propice
pour
engager
un
dialogue
ouvert
et
constructif
et
formuler
des
propositions
concrètes
pour
enrayer
le
chômage
des
jeunes.
Troisièmement,
venir en
aide aux
personnes
en
grande
vulnérabilité,
ou à
besoins
spécifiques,
pour
leur
permettre
de
s'affranchir
du joug
de la
précarité,
de
préserver
leur
dignité
et
d'éviter
de
sombrer
soit
dans la
déviance,
soit
dans
l'isolement
et le
dénuement
extrême.
Pour ce
faire,
et
compte
tenu de
l'impossibilité
matérielle
d'assurer
une
couverture
exhaustive
et
concomitante
de
toutes
les
régions
et de
toutes
les
catégories,
il a été
jugé
pertinent
d'adopter
des
critères
objectifs
d'urgence
pour
déterminer
les
bénéficiaires
à titre
prioritaire.
Ainsi,
dans une
première
étape de
son
lancement,
l'Initiative
ciblera
le
renforcement
de la
mise à
niveau
sociale
de 360
communes
parmi
les plus
pauvres
du monde
rural,
et de
250
quartiers
pauvres,
en
milieu
urbain
et
périurbain,
médinas
anciennes
et
bidonvilles,
où
sévissent
les
manifestations
les plus
criantes
de
l'exclusion
sociale,
du
chômage,
de la
délinquance
et de la
misère.
Elle
visera,
également
et de
manière
progressive,
la mise
à niveau
tant des
capacités
que de
la
qualité
des
centres
d'accueil
existants,
ou la
création
de
nouveaux
centres
spécialisés,
à même
d'accueillir
et de
venir en
aide aux
personnes
en
situation
de
grande
précarité,
tels les
handicapés,
les
enfants
abandonnés,
les
femmes
démunies,
sans
soutien
et sans
abri,
les
vagabonds,
les
vieillards
et les
orphelins
livrés à
eux-mêmes.
Certes,
nos
moyens
sont
limités,
mais ce
n'est
pas là
une
raison
pour se
résigner
à une
situation
précaire
dont
Nous ne
saurions
admettre
qu'elle
soit une
fatalité
au
regard
de Notre
peuple
et de sa
fierté.
Notre
foi
inébranlable
en notre
génie
national,
notre
potentiel
de
créativité
et nos
capacités
de
travail,
nos
ressources
humaines
qualifiées,
conjugués
à la
détermination
qui nous
anime et
que nous
devons à
nos
valeurs
authentiques
seront
nos
véritables
atouts
pour
parvenir
aux
objectifs
que Nous
avons
fixés à
cette
Initiative
vitale.
Afin
d'assurer
constance
et
efficacité
dans la
mise en
uvre de
cette
Initiative,
et de
concilier,
d'une
part, la
contrainte
inhérente
à la
durée
limitée
de
chaque
mandat
parlementaire
ou
gouvernemental
et,
d'autre
part, la
nécessité
de
pérenniser
cette
Initiative
de
portée
nationale,
Nous
avons
fixé un
échéancier
pour sa
mise en
oeuvre
en
l'échelonnant
sur le
court,
le moyen
et le
long
terme.
Sur le
court
terme,
Nous
avons
chargé
le
Premier
ministre
de
veiller
à ce que
le
Gouvernement
s'attelle
à donner
corps à
cette
nouvelle
Initiative,
dans sa
première
phase,
sous
forme de
programmes
et de
projets
intégrés
et
tangibles
sur le
terrain.
Il lui
appartient
de
soumettre
à Notre
haute
appréciation,
dans les
trois
mois à
venir,
un plan
d'action
complet
répondant
aux
objectifs
de
l'Initiative.
Sur le
moyen
terme,
il
incombe
à la
classe
politique,
dans la
perspective
des
échéances
partisanes
et
électorales,
auxquelles
elle se
prépare
à
l'horizon
de 2007,
d'inscrire
au c ur
de ses
préoccupations
l'élaboration
de
projets
concrets.
Le but
est de
donner
corps à
cette
Initiative,
eu égard
à ses
objectifs
de
développement,
qui sont
au
centre
des
préoccupations
quotidiennes
du
peuple
et
constituent
la
pierre
angulaire
pour la
réhabilitation
de
l'action
politique.
Sur le
long
terme,
Ma
grande
ambition,
qui est
aussi la
tienne,
cher
peuple,
est de
hisser
les
indices
de
développement
humain
dans
notre
chère
patrie à
un
niveau
comparable
à celui
des pays
développés.
Soulignant
le
caractère
national
et
global
de cette
Initiative,
Nous
avons
donné
Nos
instructions
à Notre
premier
ministre
pour
qu'il la
soumette
au
Parlement
dans le
cadre
d'une
séance
spéciale,
afin
qu'elle
recueille
tout
l'appui
qu'elle
requiert.
De
manière
générale,
Nous
appelons
le
gouvernement
à
adopter
une
démarche
d'écoute
et de
concertation
avec
toutes
les
forces
vives de
la
nation,
en
l'occurrence
les
partis
politiques,
les
syndicats,
les
collectivités
locales,
les
organisations
de la
société
civile
et le
secteur
privé,
mais
aussi
les
citoyens
avisés
ayant à
c ur de
s'impliquer
dans
l'action
du
développement.
Nous
l'appelons
aussi à
adopter
un plan
d'action
fondé
sur les
principes
de bonne
gouvernance,
à savoir
la
responsabilité
et la
transparence,
les
règles
de
professionnalisme,
la large
participation
des
citoyens,
l'intégration
et la
rationalisation
des
interventions
des
établissements
et
organismes
publics,
ainsi
que le
suivi et
l'évaluation
permanente
des
réalisations.
Sur le
plan du
financement,
Nous
avons
décidé
que
l'Initiative
nationale
pour le
développement
humain
soit
adossée
à des
ressources
pérennes
et d'un
niveau
substantiel,
inscrites
au
budget
général
de l'Etat.
A cet
égard,
il
importe
de
mettre
fin aux
palliatifs
et aux
demi-mesures
qui sont
aussi
stériles
qu'éphémères.
En
outre,
le
financement
de
l'Initiative
doit
être
déployé
selon un
mécanisme
financier
spécifique
apte à
garantir,
outre la
viabilité
des
ressources,
un
assouplissement
efficient
des
procédures
de mise
en
oeuvre.
Nous
voulons
insister,
à cet
égard,
qu'il ne
sera
fait
recours
à aucun
nouvel
impôt ou
charge
fiscale,
ni pour
le
citoyen
ni pour
l'entreprise.
La mise
en
oeuvre
de
l'Initiative
nationale
pour le
développement
humain
devra,
par
ailleurs,
être
l'occasion
pour
faire
émerger,
dans
notre
pays,
une
véritable
ingénierie
sociale,
à
travers
l'innovation
dans les
types
d'intervention,
économes
en
moyens
et à
impact
maximal,
étayés
par des
ressources
humaines
qualifiées
et par
des
mécanismes
d'observation
vigilante
et
objective
des
phénomènes
de
pauvreté
et
d'exclusion.
Cher
peuple.
L'Initiative
nationale
pour le
développement
humain
n'est ni
un
projet
ponctuel,
ni un
programme
conjoncturel
de
circonstance.
C'est un
chantier
de
règne,
ouvert
en
permanence.
Il ne
s'agit
pas non
plus
d'un
changement
de cap
ou d'une
remise
en cause
de
l'échelle
des
priorités.
Il
s'agit
plutôt
d'une
réaffirmation
tangible
de notre
engagement,
car Nous
ne
cessons,
à toute
occasion,
de
réaffirmer
la
priorité
et la
permanence
des
combats
que nous
menons
dans les
domaines
de la
mise à
niveau
du
capital
humain,
du
renforcement
de la
compétitivité
de
l'économie
nationale,
de la
promotion
de
l'investissement,
de
l'initiative
privée
et de
l'exportation,
dans le
cadre
des
diverses
politiques
sectorielles.
A cet
égard,
Nous
soulignons
une fois
de plus,
le rôle
déterminant
de la
mise en
oeuvre
optimale
de la
réforme
du
système
d'éducation
et de
formation
en tant
que
levier
capital
de
mobilité
et
d'intégration
sociales,
ainsi
que le
besoin
pour
notre
pays de
disposer
d'une
stratégie
d'action
maîtrisée
à long
terme
par un
développement
rural
effectif
et une
exploitation
judicieuse
et
optimale
de nos
ressources
agricoles.
Tenant
fermement
au
devoir
de
solidarité
à
l'égard
du monde
rural
pour
pouvoir
faire
face aux
situations
pressantes
consécutives
à une
année
agricole
difficile,
Nous
réaffirmons
la
nécessité
pour le
gouvernement
de
prendre
les
mesures
d'urgence
qui
s'imposent
pour
surmonter
la
conjoncture
actuelle.
Cher
peuple.
Telle
est la
voie qui
fera que
le Maroc
demeurera
une
nation
vivante
et un
pays en
marche.
Tel est
le
projet,
noble,
autour
duquel
Nous
appelons,
au-delà
des
clivages
et des
calculs
étriqués
et dans
un
esprit
de
sacrifice
et
d'abnégation,
à
l'adhésion
et à la
mobilisation
de tous.
Imprégné
de la
culture
de
l'évaluation
et de la
nécessité
pour
tous les
acteurs
d'être
comptables
de leurs
actes
dans
l'exercice
de leurs
fonctions,
culture
que Nous
entendons
voir
ancrée
dans la
gestion
de la
chose
publique,
Nous
nous
donnons
rendez-vous
dans les
trois
années
qui
viennent
pour
faire
l'évaluation
des
résultats
de cette
nouvelle
Initiative
et
mesurer
les
changements
positifs
et
palpables
qui en
auront
découlé
dans la
vie des
citoyens.
Nous
nous
devons
tous de
prendre
le ferme
engagement
d'œuvrer
sans
relâche
en vue
d'arracher
les
catégories
et les
régions
défavorisées
à
l'emprise
de la
pauvreté,
de
l'exclusion
et du
sous-développement,
de leur
permettre
de
prendre
en
charge
leur
propre
essor,
et de
réaliser
le
développement
humain
durable,
qui
constitue
le
véritable
combat
du Maroc
d'aujourd'hui
et de
demain.
+Dis :
Agissez,
Dieu
verra
votre
action,
ainsi
que Son
envoyé
et les
croyants+.
Véridique
est la
parole
de Dieu.
Wassalamou
Alaïkoum
Warahmatullahi
Wabarakatuh." |